« Allez voir Beyrouth Adrénaline,pièce très bien construite : d’un côté Beyrouth au plus fort de la folie, de l’autre, la vie des exilés à Paris. À la sortie, vous avez l’impression d’avoir compris la dinguerie. »
Libération, juillet 2007

« Les cinq comédiens restituent ce petit monde déchiré avec une sincérité bouleversante, sans emphase, soucieux de nous transmettre tout l’amour de leurs auteurs pour un pays magnifique, lapidé par la folie des hommes. (…) À la fin de la représentation, une étoile silencieuse brille dans les yeux des spectateurs : une envie irrépressible de s’envoler pour Beyrouth. »
La Marseillaise, juillet 2007

« Parce que les choses ne sont pas toutes blanches ou toutes noires, la pièce démontre, grâce à une mise en scène ingénieuse et pleine d’humour, que le manichéisme ne peut ni justifier, ni expliquer la guerre. Une pièce juste à tous les sens du terme, manœuvrée avec brio par les comédiens. »
La Provence, décembre 2008

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ÉQUIPE ARTISTIQUE
Auteure et Metteure en Scène : Hala Ghosn
Auteure Associée : Jalie Barcilon
Acteurs : Lina Bosch, Céline Garnavault, Caroline Michel, Nicolas Petisoff et Jean-François Sirérol
Collaboration artistique: Ghassan Halwani, Frédéric Picart.
Création lumière: Marc Martinez
Création sonore: Frédéric Picart
Réalisation décors: Ateliers du Théâtre de l’union – CDN du Limousin – Chef Constructeur : Alain Pinochet

L’INTRIGUE
Beyrouth, années 80, tant d’images ont ponctué les journaux télévisés : voitures piégées, massacres, invasions, bombardements, Sabra, Chatila, otages…
Une ville détruite, un no man’s land.

Plantés devant l’écran de télévision, dans leur appartement parisien, Zyad et Mona suivent au quotidien les évènements qui ravagent leur pays d’origine,le Liban.

De l’autre coté, à Beyrouth, Marwan, leur frère, regarde passer le temps, attendant un visa qui n’arrive pas. Il subit la guerre de plein fouet.
Son seul horizon se trouve sur le balcon de l’appartement dans lequel il vient d’emménager. Autour de lui les habitants de la ville continuent de vivre leur quotidien, malgré les affrontements.

NOTE D’INTENTION
Regards sur une ville, symbole des guerres civiles.
Une génération trop jeune alors pour prendre part et qui a subi sans comprendre.
Regards d’une génération sur un conflit : la guerre du Liban.

Il y a l’oeil spectateur qui a croisé ce conflit à travers les J.T, les otages, les reportages, celui de l’incompréhension face aux déchirures d’un peuple.

Il y a l’oeil de l’entre-deux, qui ne connaît son pays qu’à travers les récits de ses proches et qui n’a plus de repère.
Et puis il y a l’oeil qui n’a plus peur.
Celui qui a vu la mort plusieurs fois. Celui qui ne veut plus dormir, parce que les tirs d’obus ressemblent à des feux d’artifices.

Il ne s’agit pas de décrypter le conflit, de s’insurger ni de prôner la paix.
Il s’agit de raconter l’humanité, les décalages, l’absurdité des situations.
Comment se recomposent la vie, les sentiments, les schémas sociaux, quand les normes se sont effondrées. Comment de ces situations de douleur émanent humour et dérision.

Beyrouth comme imaginaire collectif.
Un univers sonore qui balance le spectateur entre orient et occident…
Deux balcons suspendus, la rue, des voisins, une cave ou tous se retrouvent comme un rituel, la mer…
Deux balcons suspendus, la rue, une télé, un feu d’artifice…

NOTE DE HALA GHOSN
En 1976, mes parents ont quitté Beyrouth, en se disant qu’ils y reviendraient vite, quand tout serait calmé. J’avais sept mois et la guerre civile a duré quinze ans.
Ils ont choisi de vivre en France. Enfant et adolescente, je n’ai connu la guerre que « vue d’ici». Depuis le fauteuil planté devant la télévision, le Liban semblait être un cortège d’horreurs et d’atrocités.
Mais quand nos amis, voisins et parents restés là-bas nous parlaient de la guerre, ils le faisaient en riant. Avec beaucoup d’humour et même une certaine douceur.

Aujourd’hui, les textes et les spectacles sur la guerre me semblent souvent froids et déshumanisés. À cette froideur médicale, je voudrais opposer des regards plus complexes et plus humains.
Dans la lignée de mes deux premières créations, j’ai privilégié une écriture à plusieurs mains. J’ai commandé à plusieurs auteurs de ma génération des textes sur le Liban des années quatre vingt.
Je voudrais faire voir et entendre trois points de vue :
– le regard de là-bas, celui des enfants nés avec le conflit,
– le regard d’ici, des enfants ayant suivi les évènements par médias interposés,
– et le regard de l’entre deux, des enfants franco-libanais.

Je voulais remonter à cette époque de l’incompréhension, retrouver ce regard de l’enfant exclu des motivations de la guerre, inconscient du danger, vivant la vie comme un jeu, et faisant du monde adulte une vaste fresque absurde.
(2005)

PRODUCTION
Production  La Poursuite
Avec le concours du Ministère de la Culture (DRAC Limousin)

SOUTIEN
Conseil Régional du Limousin, Défi Jeune, Mairie d’Isle, Théâtre de Bligny, Théâtre du Cloître scène conventionnée de Bellac

AIDE
Théâtre de l’Union, Centre Dramatique National du Limousin

PARTENARIAT
SNCF

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